Confort d’été
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Confort d'été
Le référentiel du label BBC-effinergie ne prévoit pas d’exigence supplémentaire par rapport à la réglementation thermique en matière de confort d’été. Ceci signifie simplement que les solutions retenues pour réduire la consommation doivent conduire à un confort d’été au moins aussi bon que dans un bâtiment standard.
Une attention particulière doit être apportée à cette thématique. En effet, la très forte isolation mise en place pour réduire les consommations de chauffage va se traduire par une forte augmentation de la température intérieure si des précautions particulières ne sont pas prises dès la conception.
Une solution simple pour prédéfinir, lors des phases en amont d’un projet, des solutions efficaces en matière de confort d’été sera d’utiliser la solution technique confort d’été de la RT 2005(10). Celle-ci permet en fonction de la zone climatique et de la zone de bruit de définir pour les différents types de pièces des couples inertie/protection solaire acceptables.
De plus, un bâtiment BBC-effinergie doit avoir une consommation d’énergie très fortement réduite par rapport à un bâtiment standard. Ainsi l’utilisation d’un système de rafraîchissement actif peut être très pénalisant, alors qu’il peut quasiment toujours être évité, en utilisant les six éléments suivants :
La protection solaire du bâtiment


Dans un bâtiment BBC-effinergie, la protection solaire des parois vitrées est un élément essentiel. On peut dire que celle-ci est aussi importante pour l’été que l’isolation l’est pour l’hiver.
Les solutions techniques pour l’application de la RT 2005 donnent, pour les maisons individuelles, les protections solaires à prévoir pour différents types de baies, notamment pour les fenêtres de toit, en fonction du climat, de la zone de bruit et de l’inertie du logement.
Elles précisent également les cas où la seule protection solaire n’est pas suffisante. Pour être efficace, la protection doit permettre de réduire l’apport de chaleur tout en permettant un éclairement naturel suffisant aux heures de jour. Les solutions à privilégier sont, en plus des «casquettes» adaptées en façade sud, des protections extérieures mobiles telles que des volets ou stores qui peuvent être complétées par des protections solaires végétales à feuilles caduques. Elles permettent de laisser passer la chaleur en hiver et de la bloquer en été. Pour les pièces en rez-de-chaussée, les volets auront aussi une fonction anti-effraction.
La réduction des apports internes
Les apports internes liés à l’usage du bâtiment peuvent se traduire par une contribution de 3 à 5 °C de plus. Il est donc nécessaire de limiter au maximum ces apports de calories indésirables, notamment par le choix d’appareils électrodomestiques efficaces et bien dimensionnés, d’un éclairage économe en énergie, etc.
L'inertie thermique

Les murs épais en pierre ou de forte masse des bâtiments anciens permettaient de garder, même les jours très chauds, une ambiance fraîche et confortable en tirant parti de la fraîcheur de la nuit.
Pour bénéficier d’un effet comparable, il est nécessaire de tirer parti de la masse de la structure du bâtiment (murs, planchers) pour augmenter l’inertie.
L’utilité de l’inertie n’est avéré que si l’on peut ventiler très largement pendant la nuit pour évacuer les calories accumulées la journée et stocker la fraîcheur de la nuit.
L’inertie thermique aura également un rôle positif l’hiver en permettant de stocker la chaleur du soleil, ce qui permettra de réduire les consommations d’énergie.
Utiliser la fraîcheur du soir et de la nuit
Pendant une très grande partie de l’été, l’air extérieur peut être une source de fraîcheur du soir au matin. Ainsi, pour un bâtiment à forte inertie, la sur-ventilation nocturne permet d’évacuer la chaleur accumulée durant la journée.
Cette source naturelle de fraîcheur pourra être utilisée par simple ouverture des fenêtres lorsque cela est possible la nuit. Si le logement possède des ouvertures donnant sur au moins deux orientations permettant de balayer l’ensemble du logement, cette ventilation nocturne sera nettement plus efficace. Ceci suppose de ne pas avoir de problème de bruit ou de risques d’effraction.
A défaut, on pourra concevoir le système de ventilation pour qu’il permette d’augmenter très fortement les débits d’air la nuit, en période chaude, sans laisser rentrer le bruit.
La taille et l'orientation des parois vitrées
Attention aux grandes parois vitrées qui captent la chaleur en hiver mais aussi en été et peuvent donc, si elles ne sont pas occultées, entraîner un inconfort important en saison chaude.
On évitera de dépasser un ratio de 1 m² de paroi vitrée pour 5 ou 6 m² de surface habitable. De plus grandes fenêtres ne seront envisagées que si l’inertie du bâtiment est importante et si on peut, sans difficulté, ouvrir les fenêtres largement pour profiter de la fraîcheur du soir et de la nuit.
Le calcul devra absolument valider la conception envisagée.
Utiliser la fraîcheur du sol
Le sol reste beaucoup plus frais que l’air en été. On peut utiliser cette fraîcheur via un puits provençal. Celui-ci est constitué par une canalisation enfouie dans le sol par laquelle va passer l’air de ventilation. L’air de ventilation est ainsi réchauffé en hiver et refroidi en été.
Un puits provençal doit être correctement conçu pour être efficace et pouvoir être facilement entretenu pour éviter tout risque sanitaire sur la qualité de l’air.
Une étude thermique devra être faite systématiquement pour dimensionner le puits, le débit de ventilation et définir son mode de gestion.
En respectant ces précautions, on pourra obtenir des réductions de plusieurs degrés de la température en été, y compris dans des zones bruyantes où l’ouverture des fenêtres peut être problématique(11).

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(11) Utilisation des échangeurs air/sol pour le chauffage et le rafraîchissement des bâtiments - Thèse de Pierre Hollmuller, Université de Genève, 2002


